- Mer d'huile -
Sur le bastingage de mon navire,
Je me suis accoudé pour regarder dans le vague.
Les vagues ne sont pas là mais mon coeur chavire.
Sur cette mer d'huile, point de vent.
J'aurais aimé sentir qu'une brise vienne me caresser le visage,
Le silence et le vide me répugnant.
La mer ne dit mot ni ne gronde,
Elle est empreinte d'un calme apparent et le silence se fait morbide.
J'avais des rêves en si nombre.
Sur le pont, plus personne ! L'équipage est parti,
Je ne suis plus capitaine de rien, sauf d'une coq désuète.
Mes rêves de voyage se sont enfuis.
Je reste seul pour affronter la mer,
Je sens que l'eau gagne du terrain et mes pieds sont déjà mouillés.
Mon navire sombre et moi avec.

1 commentaire:
Slt cousin,
Je viens de découvrir ton blog, et je trouve tes photos excellentes, ainsi qu'une écriture très belle. Je n'ai pas tout lu, mais je te lirais régulièrement, c'est sur. Hier soir après ma sortie ciné, je n'ai pu m'empêcher de penser à toi. Je te laisse deviner le titre du film... Un petit indice ? J'ai adoré le film pour la danse... Une petite nostalgie (voir grande à certain moment) pour notre insouciance et nos conneries de gamins ! J'espère te revoir à la Réunion un de ces jours, et plus longuement pour pouvoir profiter de toi. A quand tu veux.
Ta cousine.
Delf.
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